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07.45.75.58.71 livraison beuh shite ile de france & alentour
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Par 07.45.75.58.71what, le 21.12.2022
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beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement.n 'hésitez pas à
Par angelilie, le 10.06.2017
j'ai beaucoup aimé ton livre séverine (mais je ne l'ai pas encore lu en entier). je comprends très bien ce que
Par Anonyme, le 20.08.2013
magnifiquement exprimé ! gwenaëlle.
Par Anonyme, le 22.10.2012
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Date de création : 06.05.2011
Dernière mise à jour :
22.09.2019
315 articles
Détresse
Seigneur ! je suis sans pain, sans rêve et sans demeure.
Les hommes m'ont chassé parce que je suis nu,
Et ces frères en vous ne m'ont pas reconnu
Parce que je suis pâle et parce que je pleure.
Je les aime pourtant comme c'était écrit
Et j'ai connu par eux que la vie est amère,
Puisqu'il n'est pas de femme qui veuille être ma mère
Et qu'il n'est pas de cœur qui entende mes cris.
Je sens, autour de moi, que les bruits sont calmés,
Que les hommes sont las de leur fête éternelle.
Il est bien vrai qu'ils sont sourds à ceux qui appellent.
Seigneur ! pardonnez-moi s'ils ne m'ont pas aimé !
Seigneur ! j'étais sans rêve et voici que la lune
Ascende le ciel clair comme une route haute.
Je sens que son baiser m'est une pentecôte,
Et j'ai mené ma peine aux confins de sa dune.
Mais j'ai bien faim de pain, Seigneur ! et de baisers !
Un grand besoin d'amour me tourmente et m'obsède,
Et sur mon banc de pierre rude se succèdent
Les fantômes de Celles qui l'auraient apaisé.
Le vol de l'heure émigre en des infinis sombres,
Le ciel plane, un pas se lève dans le silence,
L'aube indique les fûts dans la forêt de l'ombre,
Et c'est la Vie, énorme encor qui recommence !
(Léon Deubel)
Si
Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
Un chacun perd la tête, et met le blâme en toi;
Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi;
Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine:
Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
Sans avoir l'air trop bon, ni parler trop sagement;
Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre;
Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon;
Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
Et traiter ces trompeurs de la même façon;
Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
Tordues par les coquins pour mieux duper les sots,
Ou voir tout ce qui fut ton but brisé en miettes,
Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux;
Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup -
Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes,
Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout;
Si tu forces ton coeur, tes nerfs, et ton jarret
A servir à tes fins malgré leur abandon,
Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt,
Hormis la Volonté qui ordonne : << Tiens bon ! >>
Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
Ou frayes avec les rois sans te croire un héros;
Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre;
Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop;
Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixante secondes de chemins accomplis,
A toi sera la Terre et son bien délectable,
Et, - bien mieux - tu seras un Homme, mon fils.
Rudyard Kipling
SI...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils
R. Kipling
Mais moi j'ai rien dit...
Pierre Bachelet
Quand elle est venue par chez nous
Pour s'installer dans le pays
Les gens ont jasé tout à coup
Sans rien connaître de sa vie
C'était une femme surhumaine
Comme un ange de haut de volée
Mais ici les gens de la plaine
Lui ont trouvé l'air d'étranger
Mais moi j'ai rien dit
Mais moi j'ai rien dit
C'est une sorcière, une malicorne
Elle mériterait qu'on l'exorcise
Faudrait pas qu'elle dépasse les bornes
Disaient les vieilles devant l'église
Elle a acheté la maison neuve
C'est donc qu'elle a beaucoup d'argent!
Ça doit être une fausse veuve
Et une croqueuse de diamants
Mais moi j'ai rien dit
Mais moi j'ai rien dit
Elle venait faire chaque matin
Ses courses chez les commerçants
Elle n'avait rien dans son maintien
De scandaleux, de provoquant
Mais quelques hommes de la région
Sur son passage avant-hier
L'ont appelée par son prénom
Avec des ricanements vulgaires.
Mais moi j'ai rien dit
Mais moi j'ai rien dit
C'était samedi avant midi
Mais lorsque ce fut samedi soir
Les deux plus saouls avec des cris
Ont décidé d'aller la voir
Ils ont tenté d'aller chez elle
La pauvre s'est barricadée
Ils ont apporté une échelle
Ils ont mis le feu à ses volets.
Mais moi j'ai rien dit
Mais moi j'ai rien dit
Mais quand j'ai entendu sa voix
Crier: "A l'aide à l'assassin!"
Moi je me suis retrouvé comme ça
Avec un fusil à la main
Tout le monde a cru que les deux gars
Étaient tombés dans l'incendie
Comme le seul témoin c'était moi
On m'a demandé mon avis.
Mais moi j'ai rien dit
Moi j'ai rien dit
Par ici plus rien n'est pareil
Depuis ce triste évènement
Et ce n'est pas demain la veille
Que l'hirondelle refera le printemps
Quand elle est partie du pays
Elle m'a jeté un long regard
Qui ressemblait à un merci
Ou peut-être à un au-revoir.
Mais moi j'ai rien dit
Mais moi j'ai rien dit
Mais moi j'ai rien dit
Mais moi j'ai rien dit
J'ai rien dit
J'ai rien dit
J'ai rien dit
J'ai rien dit.
A quoi je sers
Mylène Farmer
Poussière vivante, je cherche en vain ma voie lactée
Dans ma tourmente, je n'ai trouvé qu'un mausolée
Et je divague
J'ai peur du vide
Je tourne des pages
Mais... des pages vides
Poussière errante, je n'ai pas su me diriger
Chaque heure demande pour qui, pour quoi, se redresser
Et je divague
J'ai peur du vide
Pourquoi ces larmes
Dis... à quoi bon vivre...
Mais mon Dieu de quoi j'ai l'air
Je sers à rien du tout
Et qui peut dire dans cet enfer
Ce qu'on attend de nous, j'avoue
Ne plus savoir à quoi je sers
Sans doute à rien du tout
A présent je peux me taire
Si tout devient dégoût
Poussière brûlante, la fièvre a eu raison de moi
Je ris sans rire, je vis, je fais n'importe quoi
Et je divague
J'ai peur du vide
Je tourne des pages
Mais... des pages vides
Mais mon Dieu de quoi j'ai l'air
Je sers à rien du tout
Et qui peut dire dans cet enfer
Ce qu'on attend de nous j'avoue
Ne plus savoir à quoi je sers
Sans doute à rien du tout
A présent je peux me taire
Si tout devient dégoût...
Désenchantée
Mylène Farmer
Nager dans les eaux troubles
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l'air trop lourd
Du presque rien
A qui tendre la main
Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n'ai trouvé de repos
Que dans l'indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
Mais rien n'a de sens, et rien ne va
Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
D'une géneration désenchantée, désenchantée
Qui pourrait m'empêcher
De tout entendre
Quand la raison s'effondre
A quel sein se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre
Si la mort est un mystère
La vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m'attendre
Dis moi,
Dans ces vents contraires comment s'y prendre
Plus rien n'a de sens, plus rien ne va.
C'était l'hiver
Francis Cabrel
Elle disait "j'ai déjà trop marché,
Mon cœur est déjà trop lourd de secrets,
Trop lourd de peines"
Elle disait "je ne continue plus,
Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu.
C'est plus la peine"
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son cœur
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son cœur
Le vent n'a jamais été plus froid
La pluie plus violente que ce soir-là
Le soir de ses vingt ans
Le soir où elle a éteint le feu
Derrière la façade de ses yeux
Dans un éclair blanc
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Mais si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid dans le fond de mon cœur
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Mais si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid dans le fond de mon coeur
Le caillou
Un coin gardé jalousement par le silence.
Un étang comme un miroir.
Un ciel dedans. Et puis du temps qui passe, seule confidence.
Soudain un caillou qui tombe on ne sait comment. Le miroir est brisé.
Les rides d'un frisson.
Oh ! Pour un instant – le temps d'un cri – et tout reprend son calme, sa place : l'eau, l'arbre, le ciel, le roseau et la grenouille hiératique.
Le rêve est revenu.
Ce n'est pas vrai : j'avais oublié le caillou au fond de l'étang.
Jean L'Anselme
Nathan
Je m'appelle Nathan
Je suis différent
C'est un tremblement
Dans mon cœur d'enfant.
Je m'appelle Nathan
Personne ne m'entend
Je ris en pleurant
Je pleure en dedans.
Je m'appelle Nathan
Personne ne m'attend
J'ai des rêves en blanc
Ça fait peur à mes parents.
Coupé du monde on me dit
Je comprends tout ce qu'on s'y dit
Mais pour rien au monde je ne veux
De ce monde si malheureux.
De ma folie à scandale
Vous y verrez la raison
Venez dans mon hôpital
Qui fait peur dans vos maisons.
Nathan je m'appelle
Je suis violoncelle
J'ai des étincelles
J'ai des étoiles de décibels.
Nathan Nathan Nathan Nathan
Nathan je m'appelle
Personne ne m'appelle
Je suis seul dans ma nacelle
Je suis prisonnier du ciel.
Je m'appelle Nathan
J'aime pas le réel
Je préfère Angèle
Qui est belle
Comme une crêpe au miel.